Question au gouvernement posée le 24 janvier 2012 par Alain Vidalies, député des Landes et secrétaire national du PS au travail et à l’emploi, qui revient sur l’augmentation de la TVA annoncée par le gouvernement.
Madame Pécresse, je pense que le million de chômeurs supplémentaires et leurs familles seront heureux de d’apprendre aujourd’hui que le chômage est le principal ennemi de ce Gouvernement !
On n’ose imaginer ce qui ce serait passé si ce n’avait pas été le cas…
Ma question s’adresse à M. le Premier ministre.
Dans une tribune du 29 août 2007, M. Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires sociales, écrivait : « Le Gouvernement se trompe : pour réduire le poids des cotisations sociales sur le coût du travail, l’augmentation de la TVA est une mauvaise solution. C’est une illusion de croire que la hausse de la TVA sera sans impact sur les prix à la consommation. De plus, de nombreuses études en France et à l’étranger montrent que les gains de croissance et d’emploi liés à une baisse des cotisations patronales sont très limités à court terme et négatifs à moyen terme ».
Aujourd’hui, le Président sortant persiste à vouloir imposer ce troisième plan de rigueur en frappant le pouvoir d’achat des Français et d’abord des plus modestes et des classes moyennes. Un troisième plan d’austérité qui viendrait s’ajouter à la taxe sur les mutuelles, à la hausse du gaz, de l’électricité, de l’essence, à la précédente hausse de la TVA qui a déjà ponctionné 2 milliards sur les consommateurs.
Porter la TVA à 22, 23 ou 24%, c’est une faute sociale et une erreur économique.
Ce sera moins de pouvoir d’achat pour les Français, moins d’activité pour les entreprises et, au final, plus de déficit pour les finances publiques.
Nicolas Sarkozy se trompe d’analyse et de solutions. Dans l’industrie manufacturière, le coût horaire du travail est de 33,16 euros en France et de 33,37 euros en Allemagne. La productivité des salariés français est supérieure. En revanche, l’impôt sur le revenu représente 9,6 % du PIB allemand et seulement 2,6 % en France – 7,2 % avec la CSG.
Voilà pourquoi François Hollande propose une réforme fiscale qui redonnera du pouvoir d’achat aux classes populaire et moyenne, une réforme juste, celle que les Français choisiront le 22 avril et le 6 mai.


Enfin, la gauche et ses représentants vertueux pour 99% d’entre eux va revenir aux affaires! Ouf! Il n’est plus supportable d’entendre des hommes d’aussi mauvaise foi que Bertrand et consorts . Je ne parle pas de l’usurpateur ex marchand de cravates N.S !
Bravo Alain ! La lutte est propre et belle grâce à des élus tels que vous!